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L’âme de votre âme, c’est la foi.

–      Saint Augustin

Avez-vous déjà entendu parler de l’art du Kintsugi ? On appelle également cette technique japonaise l’art de la résilience. On répare des pièces de céramique brisées en recollant leurs morceaux avec un matériau noble, de la poudre d’or par exemple. Mon premier roman, Une irrésistible envie de fleurir, a été inspiré en partie par cette tradition. 

Nous avons tous été brisés à des moments de notre vie, certains plus que d’autres j’en conviens, mais nous avons la responsabilité de nous réparer en quelque sorte. Comment ? En permettant à la lumière de s’immiscer à travers à nos failles, en rayonnant de l’intérieur vers l’extérieur, et non le contraire. Et quel est le plus grand générateur de lumière en ce monde selon vous ? L’amour bien sûr.  

Un jour, j’ai entendu le Père Germain Grenon (du Foyer de Charité Notre-Dame d’Orléans) dire ceci : « Imaginez un monde où les humains se sentiraient tous profondément aimés, de manière inconditionnelle. Comment agiraient-ils ? Comment mèneraient-ils leur vie au quotidien ? Cela changerait bien des choses non ? ». 

À l’aube de mes cinquante ans, je deviens de plus en plus consciente de cette possibilité d’amour profond et fécond à l’intérieur de moi. Je le nourris en colmatant mes fissures de vie, en laissant entrer plus de lumière. Pour cela, je ralentis la cadence et je m’arrête, le plus souvent possible, pour m’émerveiller de la beauté qui m’entoure. 

Puis, en contemplant cette beauté qui m’émeut, je me dis que j’en fais partie puisque je suis créée. Et pour être tout à fait honnête, je crois que c’est ma foi qui me sauve. Je me dois d’honorer cette part de divine création en moi, même dans les moments de difficultés et de souffrance. 

Pour reprendre les sages paroles de Thich Nhat Hanh : « Si je sais que l’amour c’est moi et que la douleur c’est aussi moi, que la compréhension c’est moi et que la souffrance aussi, alors je vais en prendre soin. Je ne vais pas supprimer ma souffrance parce que je sais que je peux la transformer en fleur… La fleur existe parce que la souffrance est là ». Et avouez qu’il n’y a rien de plus sublime qu’une fleur qui déploie ses pétales… 

Rien à prouver, rien à faire d’autre que de se laisser modeler et recréer par l’amour et ainsi, les failles ne pourront faire autrement que de se remplir de lumière. 

Et tout cela peut débuter avec une simple étincelle, la « chispa » pour reprendre ce mot espagnol que j’affectionne particulièrement. 

Voilà la grâce que je nous souhaite. 

Christine 

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